100 ans : on trinque au Paradis !

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De notre envoyé spécial au Paradis : Mitterand aurait cent ans. Ces derniers jours, les responsables socialistes de tout poil se sont répandus en hommage. Chacun voulait saluer la mémoire de celui qui fut président pendant 14 interminables années. Ce centenaire est l’occasion pour notre rédaction de revenir sur certains épisodes de la vie du grand homme. Mais, on avance avec des bottes, en effet, le parcours du « Florentin » a été jalonné d’affaires et de manœuvres qui ont bruyamment défrayé la chronique.

Relater les turpitudes personnelles et politiciennes de Mitterand a demandé de nombreux livres d’un beau volume comme celui qu’écrivit Pierre Péan en 1994 « Une Jeunesse Française ». L’ouvrage en question relatait la position très ambiguë du jeune François juste avant et pendant la guerre. Bien d’autres sujets et périodes ont donc été abordés, à travers une multitude de parutions complaisantes ou assassines sur ce Machiavel des temps modernes On peut toutefois observer que les grandes révélations concernant Mitterrand ont eu lieu vers la fin de son pouvoir, au moment de l’agonie. Comme si les systèmes officiels et occultes avaient, bon an mal an, organisé sa protection pendant des dizaines d’années.

À l’occasion du centième anniversaire de la naissance de François Mitterand, il nous a semblé intéressant de mentionner dans une liste évidemment non exhaustive quelques épisodes marquants. Cela permettra aux plus jeunes de se faire une idée sur l’histoire récente. Beaucoup de ces épisodes concernent la proximité entre Mitterrand et l’ultra-Droite ; un cruel pied de nez au peuple de gauche qui l’avait élu avec tant d’enthousiasme en 1981.

On peut raisonnablement dire que Mitterand a trompé toute une génération d’électeurs !

Mitterand était incontestablement et paradoxalement une personnalité d’extrême droite qui fut membre des Croix de Feu du Colonel de la Roque. C’est dans les années 30 et 40 qu’il a publiquement soutenues des positions nationalistes les plus xénophobes. On le voit par exemple manifester avec une banderole « Contre l’invasion des métèques » (1935)

Notre personnage a été un été par ailleurs un collaborateur zélé du gouvernement de Vichy, décoré de la Francisque (n° 2202) des mains du Maréchal Pétain en 1943.

Pour obtenir cette distinction très courue, le candidat devait remplir deux conditions : avant la guerre, avoir pratiqué une action politique conforme aux principes de la Révolution Nationale, et manifester depuis la guerre un attachement actif à l’œuvre et à la personne du maréchal. Le récipiendaire devait en outre prêter ce serment : « Je fais don de ma personne au Maréchal comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre ».

Nommé Ministre de l’Intérieur (François Mitterand aura été 12 fois ministre ou secrétaire d’État dans différents gouvernements) pendant les événements d’Algérie, il donne son feu vert à toutes les exécutions capitales de « terroristes arabes », et valide la condamnation à mort d’un militant communiste pour sabotage. Le seul européen condamné à être guillotiné dans cette période.

En 1959, afin de faire parler de lui, il organise une fausse agression contre lui-même avec quelques complices d’extrême droite. Ce sera le fameux « Attentat de l’Observatoire »

Tout au long de sa vie, il se retrouvera au cœur de polémique impliquant les personnages les plus controversés, notamment des membres de la Cagoule. Mais, l’exemple le plus ultime de cette compromission réside sans doute dans le personnage de René Bousquet, collaborateur notoire, complice du Général SS Oberg, responsable de la police de Vichy, et co-organisateur de la rafle du Vel-d’Hiv. Excusez du peu !

René Bousquet qui a intimement fréquenté la famille Mitterand sera assassiné par un déséquilibré au moment du scandale en 1989.

Les assassinats ou en tout cas les disparitions suspectes n’auront du reste pas manqué dans le parcours de Mitterand : la mort de Bérégovoy, ancien Premier ministre, soi-disant suicidé au bord d’un canal en 1993. Celle de François de Grossouvre, grand organisateur des chasses présidentielle, et animateur de la France-Afrique, revolvérisé au Palais de l’Élysée dans des conditions pour le moins mystérieuses en 1994.

Mitterrand fut dans d’innombrables scandales. En voici en vrac quelques-uns, qui auront marqué les années 80 et 90 : les Irlandais de Vincennes, le Rainbow Warrior, Luchaire, le Carrefour du Développement, Urba, Roger-Patrice Pela, le Rwanda, les Écoutes de l’Élysée, la MNEF, les faux bulletins de santé, etc, etc, etc…

 Les affaires de cœur ou de sexe auront été particulièrement présentes pendant les 14 ans de la « Mitterandie ». On retiendra surtout la fille cachée du Président : Masarine Pingeot, veillée jalousement par des agents de l’État, et dont la mère logeait aux frais du contribuable dans une aile du Palais de l’Élysée !

Alors, pour l’ensemble de cette œuvre immense dans le domaine du scandale politico-sentimentalo-financiers, je dis bravo et bon anniversaire Tonton !

 César Borgia