25 septembre : sale journée pour De Gaulle

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À Saint-Étienne, comme partout en France, se déroulaient ce matin du 25 septembre les commémorations à la mémoire des Harkis (journée promulguée en 2003, 41 ans après les Accords d’Évian !). Ce souvenir concerne d’ailleurs l’ensemble des « supplétifs » qui combattirent les rebelles aux côtés de l’armée française pendant les événements d’Algérie : Moghaznis, GMS, GMPR, groupes d’autodéfense…Rappelons au passage qu’au moment de l’indépendance donnée à l’Algérie ces auxiliaires ont été de fait condamnés par le pouvoir de l’époque, c’est-à-dire celui du Général de Gaulle.

Le sort de tous ces proscrits représente en effet une tâche sur notre drapeau : des milliers de Harkis ont été torturés brûlés vifs, éventré, ébouillantés. On imagine à peine la terreur qu’on subit ceux qui avaient choisi le camp français et qui ont été lâchement abandonnés. Quant aux rescapés ayant réussi à rejoindre la France, ils ont été traités de manière indécente. On peut dire que l’immigration algérienne « officielle » composée d’ailleurs par certains anciens combattants de l’ALN a été en comparaison, bien mieux lotie !

Ce matin donc le ban et l’arrière-ban se tenaient réunis autour du monument dédié : le Préfet, divers représentants des présidents du département et de la région, le Maire de Saint-Étienne, une volée d’adjoints et différents députés. L’aréopage d’officiels était environné d’une foule assez compacte, ce qui constitue une bonne nouvelle pour une cause aussi noble.

Le discours qu’avait adressé le gouvernement, et qui ne niait naturellement pas la responsabilité de la France dans le massacre des Harkis sonnait assez validement. Dès lors, il était piquant de constater une représentation politique habituellement si prompte à se gargariser du gaullisme, au garde-à-vous devant la critique à peine feutrée du grand homme !

Que penser de ces élus socialistes qui honnissent la mémoire de la France algérienne, et qui se pressaient chaleureusement aux côtés des chibanis fraîchement décorés ?

Quant aux hypothétiques communistes tapis dans l’assistance, ils en auraient presque fait oublier les « porteurs de valises » et autres sinistres collaborateurs du FLN.