Aulnay-sous-Bois : le scandale des émeutes

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Emeutes : Il y a quelques jours l’interpellation de Théo semble avoir dégénéré en une violente altercation. Le suspect a été hospitalisé, alors que les quatre membres des forces de l’ordre ont été suspendus et mis en examen pour violence, et même pour viol *!

Comme à chaque fois dans ce type de quartier (la cité des 3000 en l’occurrence), l’épisode a déclenché des émeutes, et voilà plusieurs nuits que les « jeunes » cassent, incendient, et affrontent les CRS à coup de cocktails molotov. C’est dans ces circonstances que le Président Hollande a cru bon d’accourir au chevet du blessé, l’assurant de toute sa sympathie, et lui promettant la plus grande rigueur envers les policiers. Le premier magistrat de France se serait-il déjà forgé un avis sur les événements ? Il semble tout de même curieux qu’un président, aussi désœuvré soit il, se livre à une telle démarche, sans connaître les tenants et les aboutissants de l’affaire. Une enquête a été diligentée. Elle porte sur l’attitude des policiers. Ceux-ci expliquent avoir été eux-mêmes frappés par Théo qui se serait débattu avec une grande violence (rappelons qu’il était alors soupçonné de participer à un trafic de drogue). Serait-ce pendant cette lutte qu’un policier aurait malencontreusement blessé le suspect ? Notons au passage que lorsque des agents demandent à une personne de présenter ses papiers, il n’est pas d’usage de se débattre, mais simplement d’obtempérer ! Combien d’automobilistes se font verbaliser tous les jours sans pour autant déclencher de violence.

Quoi qu’il en soit, les hypothèses ne font pas des certitudes. La justice doit donc déterminer la culpabilité des uns et des autres.

Ce que l’on sait est que dans une société de droit, on ne laisse pas des bandes casser et brûler. Le gouvernement est là pour faire régner la loi républicaine, pas pour excuser les pires désordres.

Ce dont nous sommes certains aussi est que les policiers vivent un véritable enfer dans leur lutte contre la délinquance, notamment dans les quartiers de non-droit où leur vie est exposée en permanence. Ils y sont plus souvent accueillis à coups de boules de pétanque qu’avec des sourires !

La tentative d’assassinat des deux agents à Viry-Châtillon n’est pas si lointaine. On comprend dans ces circonstances que les hommes soient particulièrement tendus.

Ceci n’excuserait bien sûr pas une voie de fait volontaire. Elle reste toutefois à prouver.

*Un rapport de l’IGPN ne semble pas corroborer ce fait.