Quel avenir pour la Grande Mosquée de Saint-Etienne ?

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La campagne pour les élections présidentielles va bientôt battre son plein, et les compétiteurs avancent les propositions les plus variées. Evidemment, parmi elles, nombreuses sont celles qui concernent la présence de l’Islam en France. Plusieurs candidats, comme Madame le Pen, MM Sarkozy, le Maire et d’autres, proposent de proscrire le financement des lieux de prières par des pays étrangers. Dans le cas où l’une de ces personnalités arriverait au pouvoir au mois d’avril 2017, quel serait l’avenir pour la Grande Mosquée Mohamed VI de Saint-Etienne, un bâtiment dont le fonctionnement est intégralement financé par le ministère des affaires islamiques du Maroc ?

Si certains candidats aujourd’hui déclarés arrivent jusqu’à l’Elysée, la situation pourrait résolument changer pour plusieurs mosquées en France. Parmi elles la Grande Mosquée de Saint-Etienne serait sans doute particulièrement concernée. L’édifice, imaginé de longue date, et inauguré seulement en 2012 a été construit grâce à un don de 5 millions d’euros de Mohamed VI, roi du Maroc (sur un budget global de plus de 8 millions). Cette mosquée, l’une des plus grandes de France, est devenue propriété du Maroc. Elle bénéficie d’une sorte de statut d’extraterritorialité, ce qui constitue une grande originalité. Quoi qu’il en soit, depuis l’inauguration du bâtiment, le royaume chérifien paie l’intégralité de ses frais de fonctionnement. Cela représente environ 600 000€ par an, nécessaires à l’entretien des locaux , à la rétribution de plusieurs personnels permanents et à des frais divers.

Si, suite à la prochaine élection présidentielle, ce financement devenait illégal, la communauté musulmane de Saint-Etienne se retrouverait dans l’impossibilité d’entretenir sa mosquée.

Nous avons essayé de joindre les responsable du lieu afin de leur demander leur point de vue sur ce qui pourrait très vite devenir un imbroglio. Pour l’instant sans succès. Nous tiendrons bien sûr informés nos lecteurs dès que nous aurons pu aller plus avant dans cet épineux dossier.