Banlieues lyonnaises : écoles publiques et masochisme

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Banlieues : nous avons rencontré un prof d’une école publique de la région lyonnaise. Cet enseignant qui a voulu rester anonyme a pris contact directement avec notre rédaction pour nous raconter son quotidien dans des classes où cohabitent plusieurs nationalités, et dont 100 % des élèves sont musulmans. Édifiant !

Patrick (nous appellerons notre témoin comme cela), travaille dans un collège de la banlieue sud de Lyon. Il y enseigne l’Histoire auprès de jeunes de 10 à 14 ans, d’origine marocaine, turque, afghane, surtout algérienne. Quelques-uns sont Français, mais les plus nombreux sont étrangers. Il faut savoir que l’enfant né de parents d’une autre nationalité devient français :

– Dès l’âge de 13 ans si ses représentants sollicitent pour lui ce statut

– À partir de 16 ans, si le jeune le demande

– D’office lorsqu’il a 18 ans !

La seule condition est que l’individu concerné ait vécu en France quelques années avant sa naturalisation, mais sans forcement que cela soit de façon continue.

Il existe donc en France de nombreux enfants d’origine étrangère qui sont effectivement étrangers (jusqu’à 13,16, ou 18 ans).

Tous ceux qui obtiennent la nationalité française peuvent conserver les papiers du pays d’où ils proviennent. Les chiffres sont assez vagues, mais on parle de 4 à 5 millions de binationaux en France presque tous immigrés ou issus de l’immigration.

Patrick avait eu d’autres nombreux postes dans des écoles à peu près normales et appréciait son travail. Aujourd’hui, alors qu’il l’exerce devant un tel public, il le déclare infernal. Ses premières réflexions concernent un déficit total de niveau ; la moyenne des notes de ses classes ne devrait selon lui jamais dépasser 3 sur 20. Cela n’a évidemment rien à voir avec l’origine de ses élèves, mais certains n’ont quasiment aucune notion de la langue française ! D’autres ne font aucun effort pour suivre, et Patrick ne doit le peu de respect et d’autorité dont il jouit encore qu’au fait d’être un homme, et de ne jamais lâcher prise. « Une femme sans expérience serait à ma place, elle ne tiendrait pas une seule journée ! ».

Le second problème est lié à l’Islam dont sont issus tous les jeunes, une notion qu’ils défendent âprement : pour le ramadan personne ne se présente en classe ! Impossible de faire allusion à d’autres religions sans que cela ne déclenche d’interminables polémiques. Le fait d’aborder le catholicisme évidemment très présent dans sa discipline constitue un vrai problème. Que dire de la science, qu’il évoque de temps à autre  ?  « Certains de mes élèves sont convaincus que la terre est plate ; inutile d’essayer de leur prouver le contraire  ! On vit en plein fantasme ; des enfants croient que l’Algérie est un pays millénaire, certains parents, surtout des femmes pensent que l’ensemble de la France est islamisée, à l’image du quartier ou du bled ! »

Patrick fait son possible pour éviter la moindre provocation, la plus petite critique ; il ne guette que la retraite dont il pourra bénéficier bientôt. Sa mission lui semble aussi potentiellement dangereuse qu’inutile. D’autant que sa hiérarchie et certains de ses collègues nient la réalité, et défendent auprès de lui un système totalement absurde ; « Le masochisme s’est emparé d’une partie du corps enseignant » !