Barroso : y’a bon !

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dessin rédaction

Quelle preuve plus éclatante de la complicité entre les banques et l’Union Européenne que l’épisode que nous venons de vivre ces derniers jours concernant Manuel Barroso et Goldman Sachs? Même le plus fanatique des antis-UE n’aurait jamais espéré qu’un ancien Président de la Commission Européenne aille se commettre avec la pire banque d’affaires de la planète. L’indécence, le cynisme et l’avidité de Monsieur Barroso semblent sans limite.

 A quelques semaines du référendum anglais, les médias europhiles français ont changé radicalement de cible. Au lieu de vilipender la majorité des Britanniques, Johnson, Farrage et les tenants du Brexit, les commentaires haineux s’accumulent sur la personne de l’ancien Président de la commission européenne, celui qui vient sans vergogne de se faire introniser Conseiller international par la succursale londonienne de Goldman Sachs, la très sulfureuse banque américaine. Il faut dire que Manuel Barroso n’y va pas de main morte, et il aurait voulu nuire à l’Europe qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Le scandale montre en tout cas que ce technocrate n’a pas d’état d’âme et considère les institutions et les citoyens avec le plus grand mépris. J’en connais au Royaume-Uni qui ne doivent pas regretter leur vote !

« Après avoir passé plus de trente ans dans la politique et le service public, c’est un défi intéressant et stimulant qui me permet d’utiliser mes compétences dans une institution financière mondiale » explique sans ciller l’ancien Président. Une indécence que dénoncent beaucoup de responsables politiques français.

De nombreux commentateurs parlent aussi de position intenable. N’y est-il pas question de conflit d’intérêt ?

Jean-Claude Junker, l’actuel Président de la commission européenne, n’a pas souhaité commenter la décision de son prédécesseur. Il valide ainsi la complicité malsaine qui unit toute la camarilla qui dirige l’Union Européenne. Ces gens n’ont jamais été aussi éloignés du peuple, de la réalité, et de la morale.

Dernière minute : Harlem Désir demande à Monsieur Barroso de renoncer à sa collaboration avec Goldman Sachs qui selon lui s’apparente à une faute morale. Monsieur Désir sait sans doute de quoi il parle en termes de morale. L’anachronique secrétaire d’Etat aux affaires européennes n’a-t-il pas été condamné en son temps à 18 mois de prison pour recel d’abus de biens sociaux !

Christophe Arnould