Le centre-ville de Bourgoin se meurt

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En remontant la rue de la République, rue piétonne principale de Bourgoin, j’ai pu constater la catastrophe de l’état du petit commerce dans cette rue et les artères voisines.

Une vitrine sur deux est à l’abandon.

C’est comme si un gaz toxique avait été rependu.

Une impression de tristesse immense règne.

Quelques femmes, enturbannées de noir, errent ça et là.

Un désastre. Moi qui garde le souvenir de ce centre-ville, un peu rustique et suranné, mais si animé et gai ; il y a 20 ans …

Plus de boutique de brioches.

Plus de pharmacien.

Un magasin de fringues sur deux est fermé.

Les magasins de nourriture ont quasi disparu.

Beaucoup de Vitrines vides avec des cartons et un panneau sur la façade : « à céder ».

Et pourtant cette rue est flambant neuve … elle vient d’être refaite avec une voirie en mosaïque brésilienne de petits pavés bicolores gris et blancs du plus bel effet.

La ville meurt donc guérie:

Les impôts locaux, parmi les plus hauts de la région, ont complétement asséché les finances des particuliers, clients potentiels.

Les taxes diverses et variées ont parallèlement asphyxié les tenanciers de ces boutiques.

Résultats : un centre-ville rénové avec la moitié du commerce y attenant qui a fait faillite, c’est le bilan de décennies de la gestion locale.

Je laisse au lecteur le soin de réfléchir. Que vaut-il mieux : habiter dans une agglomération un peu surannée, mais vivante  ou dans une ville refaite à neuf, mais tuée par tous ces frais somptuaires ?

Il ne faut pas dépenser plus qu’on peut … comme disait ma grand-mère qui connaissait les affres de l’endettement.

(Bourgoin, avec sa politique sociale, est une des villes les plus endettées de France)

On peut généraliser ces considérations à l’échelon national où les différents pouvoirs ont ponctionné sans limite les finances des particuliers et des sociétés

La conséquence est une nette baisse de l’activité et une augmentation du chômage.

CQFD