Climat sécuritaire et commercialisation, le 8 décembre une fête en perte de sens

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Comme chaque année, le week-end du 8 décembre à Lyon sera l’occasion de la « traditionnelle » fête des lumières.

Originellement évènement religieux célébrant l’Immaculée Conception et la vierge Marie, sainte protectrice de la ville de Lyon, nous pouvons assister au fil des années à la désacralisation progressive de cette authentique fête populaire et à sa transformation en une mascarade commerciale. Un destin à l’image de celui d’un certain nombre d’autres célébrations traditionnelles, comme Noël par exemple maintenant rebaptisé « Fête de fin d’année » par les apôtres du laïcisme républicain.
Jadis, le catholicisme vint remplacer les anciennes croyances païennes. Aujourd’hui, l‘heure est au règne de nouveaux dieux, qui sont à l’image de la société qui les a engendrés et qui répondent aux noms de « Sex, Fun and Money ».

Il est effarant de constater le nombre de personnes qui, parmi les adeptes de « la fête des lumières », sont aujourd’hui incapables d’en expliquer l’origine. Il s’agit là pourtant de connaissances historiques rudimentaires, de « culture générale » ne nécessitant pas de croyance religieuse particulière.  Des sommes faramineuses sont placées dans la réalisation des illuminations et installations, les touristes viennent en nombre. Les lyonnais, fatigués de cet engouement excessif ne sortent que très rarement, certains ne mettent même plus de luminions aux fenêtres, et en ont oubliés la marche aux flambeaux rituelle. Nous ne pouvons désormais que constater l’efficience de la société « hors-sol » tant rêvée par les prêcheurs du libéralisme et du libre-échangisme débridés.

Néanmoins, tout cela à un prix. Les illuminations qui ont débutées ce jeudi 7 décembre et seront comme les deux précédentes années placées sous haute sécurité. De la même manière que l’Euro 2016 et ses « fanzones », où que le marché de Noël de Strasbourg, les espaces prévus pour la consommation et le divertissement iront de pair avec la politique ultra-sécuritaire mise en place depuis l’instauration de l’État d’urgence et désormais généralisé : Drones, checks-points, fouilles aléatoires, contrôles d’identités, vidéo – surveillance, etc.
C’est 1500 personnes au total qui seront mobilisées à Lyon cette année, au détriment de la sécurité quotidienne que réclament des centaines de personnes dans la ville, pour donner l’illusion aux masses occidentales de pouvoir échapper aux conséquences de la désastreuse politique étrangère française.

Arthur Milo