Ecoles à Saint-Etienne : un tweet raciste ?

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La « une » de la Tribune, édition de Saint-Etienne, était hier consacrée à un tweet dans lequel une liste d’élèves stéphanois d’une classe de l’Ecole des Frères Chappe avait été publiée. Le twittos anonyme voulait brandir par ce message la preuve du « Grand Remplacement ». En effet, sur cette liste, la quasi-totalité des noms est à consonance étrangère. La liste en question (une classe de CP) avait été placardée sous le préau de l’école où évidemment n’importe quel professeur, employé, parent, ou élève aura pu la photographier.

Le journal dénonce un acte ignoble et donne la parole à Monsieur Yann Saccucci président de La LICRA de la Loire qui menace : « Une sanction d’emprisonnement peut être prononcée pour de tels agissements. L’école porte au plus haut les valeurs de la République. La laïcité permet de faire vivre en son sein des élèves aux origines différentes dans le respect du cadre commun qu’est la République ». Le rectorat de Lyon quant à lui suggère aux familles de porter plainte. Madame Semache, élue de l’opposition à Saint-Etienne s’offusque : « Le fait de faire circuler les noms et prénoms d’enfants pour appuyer les thèses défendues par certains. C’est horrible, ça réveille les haines… »

Le tenant du « Grand Remplacement » aurait pu s’éviter bien des problèmes en donnant des informations moins nominatives et tout aussi explicites. Après enquête, nous savons qu’il existe effectivement à Saint-Etienne comme dans bien d’autres villes de nombreuses classes où 100% des élèves sont étrangers ou issus de l’immigration. On pourrait citer des classes des écoles de Tarentaize-Beaubrun, de Centre 2, de Montreynaud…, et même de certaines écoles privées !

Inutile de préciser que le niveau de ces classes est catastrophique où certains élèves ne parlent quasiment pas français, où de nombreux cours sont tellement sensibles (histoire, science…) qu’ils ne sont même plus abordés.

L’Observatoire des Inégalités indique en outre que : « à l’entrée en 6ème, les résultats obtenus aux évaluations nationales par les élèves dont les deux parents sont immigrés ou étrangers, se situent près de dix points au-dessous de la moyenne nationale ». Il ne s’agit bien sûr pas de racisme, mais de niveau socio-culturel.

Si l’immigration est une chance pour la France, ce n’est pas vrai à l’école…