Europe : le vent de la faux

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Quel que soit le résultat des élections en Italie, l’Europe voit partout se rapprocher la menace de sa désintégration. Chaque consultation lui fait craindre une déflagration politique qui lui serait, à terme, fatale. Les peuples ne supportent plus l’austérité inhérente au dispositif de l’union. Ils ne veulent plus de la mainmise de quelques technocrates anonyme sur la gestion de pays, qui, comme la France et bien d’autres, ont une telle tradition nationale qu’elles ne s’imaginent pas dirigées de l’étranger. Au-delà d’une résistance de circonstance face à l’ineptie d’un projet, c’est le réflexe pavlovien du patriotisme qui s’exprime dans les urnes, au fur et à mesure de la dégradation de l’hydre bruxeliste.

Le « Brexit » a enfoncé le coin du doute dans les certitudes utopistes des tenants du fédéralisme et de la fuite en avant. La politique concernant les migrants voulut par l’Europe et ses serviles valets a consolidé la méfiance des peuples. Hier la Grande-Bretagne a réussi son émancipation. L’Allemagne, l’Autriche, le groupe Višegrad, l’Italie… « jusqu’ici tout va bien » dit le parachutiste en vrille qui voit l’inéducable impact se rapprocher. L’Europe en est là : à chaque vote elle craint de se casser la figure. Et elle doit bien comprendre que son heure fatale viendra. Malgré les rodomontades des caciques, malgré les flots d’imprécations catastrophistes, malgré la meute des médias lancés à la reconquête de l’opinion.

Nous vivons la fin d’une utopie mauvaise comme l’était le communisme.

Gilles K