Firminy : le blues du commerce

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Cathédrae de Viviers surplombant le village - crédit photo MOSSOT

Chacun s’accorde à dire que le marché de Firminy rencontre chaque semaine un grand succès, et ceci depuis des générations. Le jeudi surtout, l’endroit est très prisé des Appelous qui se pressent nombreux devant la cathédrale, ainsi que dans les rues et sur les places adjacentes. Cela ne signifie pas pour autant que les affaires soient florissantes ; au moins, le public est au rendez-vous.

Ce n’est pas vraiment le cas des commerces permanents qui traversent une véritable crise. On ne compte plus les magasins qui ferment et qui ne trouvent pas de repreneurs. Ils se multiplient dans la rue de la République, la rue de la Paix, ou la rue Victor Hugo, au cœur de la cité. Outre l’amertume et le désespoir des artisans concernés, cette tendance est extrêmement préoccupante pour la commune. Le commerce étant le baromètre de la santé d’une ville, il est criant que Firminy ne va pas bien.

Plusieurs raisons pourraient être invoquées pour expliquer la déshérence du commerce. Evidemment la paupérisation des habitants est la première. La crise n’épargne pas l’Ondaine, où l’endémisme du chômage détruit le pouvoir d’achat de nombreuses familles. De plus, comme beaucoup de villes ligériennes, Firminy subit une importante immigration, ce qui accentue sans nul doute cette situation.

A cela convient-il d’ajouter la concurrence des grandes surfaces, notamment un Centre Leclerc dont les ouvertures dominicales, autorisées par la commune, sanctionnent un peu plus les petits commerçants.

La municipalité communiste de Firminy est confrontée à une grave conjoncture. Il serait urgent qu’elle intervienne pour soutenir, et ce par tous les moyens, le commerce de proximité. Il est à craindre dans le cas contraire que l’attrait de la ville se désagrège rapidement, ou, ce qui revient au même, que le communautarisme s’empare des enseignes abandonnées.

Christophe Arnould