Des Français qui souffrent – coup de gueule d’un lecteur

share on:
bic

Les Médias appellent ça dédaigneusement le sentiment d’insécurité. Le Droit parle pudiquement d’incivilité. La Justice et la Police ne peuvent ou ne veulent ni la nommer ni la sanctionner. On peut aussi nommer ça classiquement et simplement de la micro délinquance. 

Un crachat à ses pieds, un coup d’épaule, un regard assassin, une interpellation provocante, des ricanements sauvages, une proposition déplacée… Si tout ça ne vous dit rien, c’est que vous avez la chance de ne pas être né dans une ville d’immigration. Il faut l’admettre maintenant publiquement : ces attitudes agressives sont quasiment l’unique fait de jeunes d’origine africaine, principalement maghrébine en Province. C’est une réalité certainement dérangeante, témoignant de l’échec ou de l’impossibilité de l’assimilation, mais ce serait une erreur de parler simplement de « jeunes ». Parce que les autres jeunes, justement, en sont les premières victimes. 

Les jeunes sont dans la rue : ils sortent le soir, se baladent la journée, prennent les transports en commun, sirotent des verres en terrasse ; beaucoup plus que leurs aînés. Leurs risques de côtoyer cette racaille n’en sont donc logiquement et malheureusement que décuplés.

Ne nous trompons pas, les gens en question savent pertinemment ce qu’ils font. Ils comprennent que leur attitude dérange, agresse et blesse. Mais ils ont assimilé qu’ils ne risquent strictement rien, que ce soit de leurs victimes ou des autorités. Ils se perçoivent trop athlétiques et trop nombreux pour craindre une réaction hostile du petit blanc culpabilisé. Ils savent également le système politico-judiciaire complaisant et passif à leur égard. 

Certes, tous les jeunes d’origine africaine ne sont bien évidemment pas des bourreaux de notre société. Mais tout ceux qui crachent, insultent, rackettent, avec ce sentiment de supériorité et de domination raciale, en sont.

Ce serait leur trouver des excuses faciles que de justifier leur attitude méprisante et menaçante par un manque d’intégration, un malaise social, une absence d’éducation. 

Le vrai mal-être identitaire, ce sont les classes populaires et moyennes qui le subissent quotidiennement. Leurs villes et leurs quartiers ont changé de visage. Aux agressions physiques et verbales se mêle bien souvent une prise de conscience trop tardive d’une invasion culturelle.

Parce que personne ne réagit, parce que nous sommes isolés, parce qu’on nous a conditionnés depuis l’enfance ; notre faiblesse ne fait qu’alimenter leur arrogance.

Aucun politique ne l’évoque et c’est pourtant le quotidien de milliers de personnes, qui sortent de chez elles la boule au ventre, à ne pas savoir quelle humiliation elles vont devoir subir, quel pas de côté elles vont devoir faire, quel regard elles vont devoir éviter. Ce serait une erreur de cantonner cette situation à quelques irréductibles qui vivent dans des HLM de ZSP. On parle bien ici de Français de tous milieux, de villes entières ; pas de quelques marginaux égarés dans une obscure cité. 

Il s’agit d’un problème national de micro délinquance qui guette chacun d’entre nous à chaque coin de rue.

S’interdire de s’allumer une cigarette ou de tenir son portable à la main dans telle rue à telle heure : est-ce une fatalité qui nous convient ?

Fermer les yeux, ne pas nommer, courber l’échine, fuir, subir : mais jusqu’où ? Jusqu’à quand ?

Stéphane