François Fillon, le temps du poison

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Chaque jour qui passe pénètre la droite de sa décrépitude. Suite au terrible « Pénélopegate », la campagne s’est figée dans la crainte ; et Monsieur Fillon est réduit au rôle du fugitif qui observe avec stupeur le laser du sniper sur sa poitrine. Tenir quelques jours pense-t-il, mais pourquoi faire ? Quel jugement, quelle contrition, quel antidote pourraient donc bien chasser le poison du doute, du mensonge et de l’opprobre inoculé jusqu’au cœur de ses partisans ?

En fait François Fillon n’a plus de choix, et comme le pressent nombre de ses « amis », il doit céder la place. Rien n’est prévu dans les statuts dit-on ! Et alors ?! Si d’aventure Monsieur Fillon avait été victime d’un accident, la Droite se serait-elle privée d’un candidat ? Aurait-elle abandonné toute chance de combat, et peut-être de victoire ? Bien sûr que non ; et c’est dans cette logique qu’elle doit entrevoir la situation.

Monsieur Fillon semble vouloir s’appuyer sur les résultats de l’enquête, comme si les conclusions du parquet pouvaient avoir le moindre effet dans l’opinion publique ! Il doit pourtant bien comprendre qu’à défaut d’être judiciaire, sa faute sera toujours morale ; personne ne l’oubliera, ni les électeurs, ni les journalistes et encore moins ses adversaires politiques !

Pendant ce temps, bien loin des tergiversations, ceux-ci affûtent leurs slogans, déroulent leur programme. Ils n’ont même plus besoin d’évoquer l’affaire ; ils savent bien que, au bout du compte, le poison sera fatal.