La GPA, prochain avatar du PACS ?

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Comme le dit si justement Éric Zemmour : lors de l’avènement du PACS en 1999, Lionel Jospin jurait que cette mesure ne préfigurerait pas le mariage homosexuel. Au moment de la mise en place de l’union pour tous, en 2013, Taubira assurait que jamais cette disposition ne déboucherait sur la procréation médicalement assistée. Aujourd’hui alors que vient d’être officialisée la PMA pour 2018, Macron promet, la main sur le cœur, que le système n’évoluera pas vers la GPA.

Nous savons pourtant tous très bien que l’avènement du PACS créait les conditions pour que la GPA survienne. En moins de vingt ans, plusieurs étapes ont déjà été franchies. Demain, dans quelques mois ou quelques années la GPA sera promulguée. La boîte à pandore est grande ouverte. Rien ne pourra arrêter les événements en marche, ni une église affaiblie, ni un électorat petit-bourgeois, celui-là même qui défilait contre le mariage pour tous, et qui au bout du compte votera Macron !

L’opinion publique semble de toute façon prête à accepter les dérégulations sociétales sans grande résistance, et la GPA qui s’annonce ne sera sans doute qu’une étape avant bien d’autres initiatives, toujours plus audacieuses, et toujours plus eugéniques. Dans quelque temps, les couples riches pourraient donc choisir les meilleures porteuses pour leur futur rejeton ; on aura instauré la marchandisation des corps, si chère à feu Pierre Bergé. Viendrait ensuite l’euthanasie pour les malades et le suicide assisté. Puis la manipulation génétique, par laquelle les gens les plus nantis auraient les enfants les plus beaux ; un monde dans lequel les distances sociales et les barrières économiques seraient à tout jamais infranchissables.

Il faut revoir sur ces sujets des ouvrages qui furent d’anticipation, et qui se retrouveront bientôt peut être dans la rubrique figurative. Nous conseillons à nos lecteurs deux excellentes productions : « Soleil vert » de Richard Fleischer (1973) ou, peut-être plus édifiant encore : « Bienvenue à Gattaca » d’Endrew Nicoll (1997).

Il est piquant de penser qu’une société de bobos, un personnel de gauche, et des militants féministes, pourraient un jour concrétiser les rêves du Lebensborn et du Rusha.

Himmler doit rire dans sa tombe !