Grenoble : une fresque « anti-flic » assumée par le maire

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fresque anti police

Dans un contexte où les fonctionnaires de la police nationale, sur tous les fronts, ne cessent de payer de leur personne pour assurer la sécurité de nos concitoyens, non sans difficultés, Eric Piolle, le maire de Grenoble (EELV), a subventionné une fresque représentant des policiers en uniforme violentant Mariane portant un drapeau tricolore lacéré.

Eric Piolle, maire de Grenoble (EELV)
Eric Piolle, maire de Grenoble (EELV)

Interrogé sur les faits, Eric Piolle persiste et signe en se retranchant derrière la liberté d’expression, valeur qu’il prétend défendre dans « une période trouble ».

Peut-être conviendrait-il de rappeler à cet élu que les fonctionnaires de police ont manifesté massivement, pour ceux qui étaient sur leur temps de repos (car rappellons-le ces derniers n’ont pas le droit de grève) le 18/05/2016 contre les appels à la haine « anti-flic ».

Peut-être faut-il rappeler également à ce monsieur que la Nation a rendu hommage dernièrement à deux fonctionnaires de police assassinés à leur domicile par un terroriste islamiste qui les avait ciblés.

Peut-être faut-il rappeler à cet homme que chaque jour des policiers essuient des violences sur le terrain, violences qui ne cessent de monter en puissance au point que les policiers dénoncent la volonté de tuer de leurs auteurs !

Peut-être faut-il enfin rappeler à Eric Piolle que ses prérogatives ne consistent pas à veiller au respect de nos libertés fondamentales, en particulier de la liberté d’expression, et qu’au vu de l’interprêtation qu’il en a, c’est heureux.

Cette provocation ingnoble et indigne mériterait que le Ministre de l’Intérieur assume pleinement ses responsabilités et dépose plainte contre la Ville de Grenoble pour incitation à la haine. Mais curieusement, vu la couleur politique de l’élu mis en cause, il est à parier qu’il n’en sera rien.

La deliquescence de nos institutions, et la crise de l’autorité de l’Etat, a pour corollaire la présence au sein de nos collectivités territoriales d’élus dont le comportement innacceptable n’a d’égal que la honte qu’ils représentent vis à vis de la République, et de la Nation toute entière.

Cette fresque doit disparaitre, et des excuses doivent être présentées aux forces de l’ordre.

Sébastien JALLAMION