Rencontre avec Alain Barnier, élu de l’opposition à Viviers

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Alain Barnier, un élu de terrain qui ne mâche pas ses mots.

Alain Barnier est un élu de terrain passionné, et très engagé sur sa commune du sud de l’Ardèche, où il a bien voulu nous recevoir pour un entretien sans concession. Rencontre avec un homme qui ne mâche pas ses mots…

S.J : Alain Barnier vous êtes conseiller municipal à Viviers, et conseiller communautaire à la CCDRAGA comprenant toutes les communes du canton de Bourg Saint Andéol dont Viviers, dans le sud de l’Ardèche. Vous avez organisé samedi 23/04/2016 des conférences – débats sur des thèmes problématiques comme la montée de l’islam en France, de la justice et du déni de démocratie, des agriculteurs en danger et du traité transatlantique (TAFTA). En quoi est-ce important pour vous ?

A.B : C’est d’une importance majeure pour moi ! Toutes ces problématiques sont des enjeux vitaux pour notre avenir, et en priorité celui de nos enfants et petits-enfants. Nous devons tout faire et je dis bien « tout » pour informer, débattre et se battre même afin de prêcher la bonne parole…

Cette bonne parole qui intègre la défense de toutes nos valeurs, de nos traditions, de nos us et coutumes, de notre histoire liée de fait à la religion catholique. Car tout notre patrimoine culturel comme immobilier transpire cette religion. Tous ces repères et ces arguments qui font « notre France d’antan et d’aujourd’hui, et ne me parlez pas de nostalgie du passé !

C’est un constat, nous avons des élus félons qui se cachent derrière le principe de la laïcité, et de la loi de 1905 (séparation de l’église catholique et de l’état) pour détruire justement tout ce que je viens d’évoquer.

Notre république, à cause ces traîtres, se couche comme une catin devant cet islam conquérant et politisé qui se sert de ces élus serviles et de cette laïcité à sens unique pour atteindre leur but notamment en pratiquant la « taqiya » ou l’art de la duperie … Tout pour l’islam aujourd’hui, et oui ! Cela me dérange et me choque profondément. Cette religion n’est absolument pas compatible avec les lois de notre république, et notre civilisation.

Même la justice s’en mêle et devient politisée avec des procès d’intention dès que l’on met en cause l’islamisation de notre pays. Ou on se fait traiter de raciste ou de xénophobe, la même problématique en moins visible est aussi le sionisme.

Nous n’avons pas besoin de ces religions conflictuelles qui véhiculent et importent haines et violences. Seul m’importe la situation politique, culturel et cultuel de « mon » pays avec tous ses tenants et aboutissants; sociaux, économiques, survie et pérennisation de notre culture, de nos traditions et de notre peuple.

Tout étant lié et impacté aujourd’hui, c’est pour toutes ces raisons que ces conférences – débats ont été mis en place par notre équipe et sur mon initiative d’élu, car c’est une collusion et collision en chaîne : déstabilisation des pays du Moyen-Orient par nos présidents passés et présent qui ont importé les clandestins à 95% de confession musulmane. Invasion qui nous amène des procès d’intention sous prétexte de xénophobie et racisme. Puis le déni de démocratie en nous imposant des lois liberticides et suicidaires pour notre pays sur ordre direct des diktats de Bruxelles, et je précise non élus…

Lois et décrets tout autant imposés, grâce à la trahison des élus, que « nous » avons mis en place et en trahissant le referendum du peuple en 2005 qui avait refusé cette union européenne fédérale et le joug des non élus de Bruxelles.

Ces derniers sont à la botte des lobbys en tous genres, notamment Monsanto, ses pesticides et autres produits parasites. Nous avons également la mise en place de ce grand marché transatlantique communément appelé TAFTA, ou autres sigles assassins. Mais nous pourrions aussi parler des médias à la botte de nos gouvernants et de ce système parasitaire…

Alors, oui il est important de dénoncer ces vérités cachées aux peuples, et ces conférences – débats avec des intervenants courageux permettent de le faire, quoi qu’il arrive !

S.J : Vu de l’extérieur, le département de l’Ardèche apparaît comme préservé d’un grand nombre de problèmes sociétaux (immigration massive, insécurité, accès au logement…). Partagez-vous cet avis ?

A.B : Oui et Non ! « OUI », car les problématiques sont moins récurrentes que dans les grandes villes ou grosses agglomérations, bien que ces dernières commencent à migrer sérieusement chez nous. Et « NON », car à l’échelle de la population ardéchoise, nous avons également notre lot de problèmes et d’absurdités en tous genres…

Nous avons l’arrivée de clandestins sur notre ville préfecture de Privas, et des associations qui en prennent ou veulent en prendre. En tant qu’élu de la république, je serais évidemment extrêmement vigilant, afin que des subventions ne leurs soient pas alloués pour les aider financièrement. Ils en veulent ? Alors à eux de les assumer, ce n’est pas aux contribuables de le faire car ils casquent déjà par ce qui est déjà imposé par ce gouvernement de félons. Il se murmure et en catimini, l’arrivée de 1.500 clandestins supplémentaires, venant de Calais et répartis sur trois départements : la Drôme, la Lozère et l’Ardèche, et bien j’espère sincèrement que ce n’est qu’un murmure sans fondement …

Concernant l’insécurité, il est évident que nous en souffrons, tout comme de l’incivilité en hausse qui amène de facto une augmentation du sentiment d’insécurité. Nous avons à cet effet, un abandon des missions régaliennes de l’état, comme le devoir de protection envers les citoyens et leurs biens, et cela par pure volonté politique et déni de la réalité de terrain.

Avec la baisse des moyens financiers alloués aux forces de l’ordre, l’état a justement trouvé une parade de façade : l’autorisation d’armer les policiers municipaux, alors que ce n’est pas leurs prérogatives premières. Et surtout l’octroi de subventions « coulant à flots » pour la mise en place de vidéo protection pour toutes les communes. Le but étant de minimiser l’abandon de leurs missions comme les manques de moyens financiers, humains des gendarmeries et des commissariats ruraux. Évidemment au détriment des communes qui en endossent justement les problématiques.

La vidéo protection permet évidemment de réduire les actes de malveillance ou autres. Cela favorise aussi dans certains cas le travail des enquêteurs. Mais je préfère et de loin, la vidéosurveillance active qui permet très souvent l’arrestation des individus incriminés en temps réels. J’en parle en toute connaissance de cause, car cela fait 33 ans que je travaille dans le domaine de la protection des biens et des personnes. Les préfets mettront tout en œuvre pour en faciliter l’implantation, sans pour autant favoriser la mise en place de matériel et prestations de qualité.

Concernant le dernier point à cette question, l’accès au logement… c’est un sujet sensible pour plusieurs raisons, nous avons un organisme chez nous, appelé Ardèche habitat (collectivité locale donc !) qui construit, dirige et distribue les logements avec le soutien des communes qui cèdent leurs terrains, ou leurs bâtiments. Le tout avec l’argent du contribuable bien évidemment, et on ne connaît pas vraiment les critères d’attribution.

Un loyer à 750 ou 800 euros par mois n’est pas vraiment une location sociale pour moi. La priorité étant donnée aux personnes à faible revenu, et là encore, c’est le contribuable qui paye la différence par les APL. Le comble, c’est que les personnes à revenu modeste ne sont pas éligibles sur les listes de logement, car leur feuille d’impôts les accuse… Et je finirais par les CCAS communaux, où règne une opacité totale sur la distribution des subventions reçues, à moins de faire partie de la majorité municipale.

Bref, il est grand temps de mettre un coup de pied dans cette fourmilière et de voir ce qui va réellement en sortir !

S.J : Pensez-vous qu’à l’échelle des municipalités, il soit encore possible d’améliorer le sort de nos concitoyens ?

A.B : Je pense qu’il ne faut pas être défaitiste et rester d’humeur combative. C’est notre cas sur notre commune de Viviers avec Jean-Pierre SARTRE et moi-même. Il faut combattre farouchement cette loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République NDLR) qui déshabille Pierre pour habiller Paul grâce aux moyens de transferts de compétences aussi inutiles que coûteux. Avec un doublon de personnels qui revient à 25 % d’augmentation d’impôts pour les contribuables, et qui se voient lésés sur les rapports de proximité avec leurs maires, entre autres.

La problématique, c’est que nos maires se couchent, et ceux qui ne le font pas, ce sont les préfets qui leur ordonnent de le faire sous peine de représailles. Un total déni de démocratie, et encore un autre !

La loi NOTRe acte 4, nous prépare un avenir morose et incertain avec l’accroissement du peuple dans les métropoles qui nous sont imposées soit 11 dans les 5 à 6 ans qui viennent, avec une désertification rurale logique. Nos communes rurales deviendront des zones servant de dortoirs sans aucun service ni commerces de proximité.

Nous pouvons changer la donne, mais pour cela, il faut savoir se fédérer et s’organiser. Nous savons le faire contre le gaz de schiste en Ardèche et ailleurs. Pourquoi pas sur la souveraineté locale comme nationale ! A notre petite échelle, nous influons sur certaines décisions.

S.J : En tant qu’élu de terrain, quel diagnostic faites-vous de la situation de la ruralité aujourd’hui ?

A.B : Je réponds en partie sur la question précédente, nous avons aujourd’hui une marche forcée et imposée vers les transferts de compétente dû à cette loi NOTRe suicidaire : transfert des communes au profit des intercommunalités, transfert des départements au profit des régions, etc…

La ruralité qui contient notamment les deux mamelles nourricières de notre peuple de France est mal en point, tout est fait pour un suicide agricole clairement orchestré. Je pense qu’une nouvelle jacquerie est latente comme nécessaire pour remettre de l’ordre « chez nous ». L’histoire de France nous l’a montré en moult occasions !

S.J : Pensez-vous que la France est confrontée au risque d’un nouvel exode rural, comme ce fut le cas au cours des trente glorieuses ?

Le terme « exode rural » est tout à fait vrai, car cela signifie bien le déplacement imposé de nos jeunes en âge de travailler ou de construire une famille de nos campagnes pour habiter en ville. C’est encore une fois ce qui nous est imposé avec cette loi NOTRe et les incohérences qui s’y rattachent comme les PLU non modifiable amenant par obligation nos enfants à construire dans les grandes villes plutôt que sur la commune qui les a vu naître. C’est ce qui nous attend à très court terme si nous n’avons pas le sursaut de survie. Nos communes rurales deviendront des zones résidentielles ou ce que je nommerais des « communes dortoirs » sans aucun attrait journalier…

S.J : Quelles solutions préconisez-vous ?

A.B : Il n’y en a pas 36, il n’y en a que deux ! La première étant un changement total et un virage à 180 degrés en « virant » ce système bipartiste droite et gauche dit « LRPS ». Nous voyons bien que ces derniers ont fusionné afin de conserver leur pouvoir nauséabond, et les dernières élections régionales de 2015 en sont une preuve indiscutable.

Les dés sont pipés depuis très longtemps, je dirais même trop longtemps, et le cataplasme ne sert à rien. Je ne dirais qu’une chose, arrêtons définitivement ces parties de ping-pong récurrentes et agissons concrètement.

Si la première option n’aboutit pas, il restera toujours la deuxième solution, la plus dure et la plus dramatique… La révolte du peuple, et nous devons nous y préparer.

S.J : Au vu de la situation que vous décrivez, n’avez-vous jamais été découragé dans votre action ?

A.B : Non, jamais ! Je n’ai aucune envie de continuer à laisser le pouvoir à des ripoux qui ont vendu notre patrie pour des intérêts personnels, par pur opportunisme et par arrivisme. La soif de pouvoir et d’argent est leur priorité, ce n’est pas la mienne.

J’ai la prétention de dire qu’à mon niveau pour ma France, pour l’avenir comme le devenir de ma famille, de mes descendants, tout en ayant le courage de me regarder dans la glace en me rasant « je fais ce que je me dois de faire sans état d’âme ! »

S.J : Quels sont vos projets politiques pour les échéances à venir ?

A.B : Je n’ai qu’un projet principal en dehors de concilier vie privée, vie professionnelle et vie politique, c’est encore et toujours d’œuvrer pour le bien de ma patrie.

La politique en est le moyen le plus efficace, mais en pratiquant la bonne politique ! Car ce n’est pas la politique qui est pourrie, ce sont ceux qui la pratiquent à mauvaise escient qui le sont.

Mon ami Jacques BOMPARD député maire de la ville d’Orange, m’a dit un jour : << les élus qui travaillent pour leur parti sont des nuisibles, car ces derniers ne travaillent pas pour leurs administrés !>>. Et bien je suis d’accord avec lui !

Aujourd’hui, je suis un élu de la république au service total et entier de tous les administrés de ma commune comme de mon intercommunalité soit 20.000 personnes, et je continuerais à les servir fidèlement jusqu’en 2020. J’apprends jour après jour, et sans aucune prétention mon devoir d’élu. J’estime que ce n’est pas un métier mais un véritable sacerdoce.

Concernant les prochaines échéances électorales à venir, j’étudierais très sérieusement les opportunités qui se présentent pour continuer à œuvrer pour ma France, tout en suivant mes motivations comme mes convictions du premier jour. Mais je ne ferais aucune compromission avec des personnes qui me dégoûtent, et je ne baisserais jamais mon pantalon pour une place, s’il faut pour cela renier mes principes fondamentaux.

J’attends donc de voir la suite des événements avant ces prochaines échéances de 2017, car toutes les problématiques que j’ai évoqué ne peuvent que s’aggraver bien malheureusement !

Propos recueillis par Sébastien JALLAMION