Rencontre avec Christine TASIN, Présidente de Résistance Républicaine

share on:
Christine TASIN, présidente de Résistance Républicaine
A l’occasion de l’un de ses déplacements dans la région Rhône-Alpes, nous avons pu rencontrer Christine TASIN, présidente et fondatrice de Résistance Républicaine.
Interview :
« Christine TASIN vous êtes la présidente de Résistance Républicaine, un mouvement que vous avez créé en 2010. Pouvez vous nous éclairer sur l’origine de votre action militante ?
 
Il y a eu pas mal d’éléments, par exemple l’affaire du voile à Creil en 1989, j’étais professeur, et j’ai reçu un coup d’apprendre que des fillettes, en France, pouvaient être voilées et à l’école en plus ! J’ai été écoeurée de voir qu’un Jospin s’en lavait les mains ! Mais le coup de grâce, qui m’a définitivement ouvert les yeux, c’est lors de la loi de 2004 sur l’interdiction des signes distinctifs religieux dans l’école publique. En effet,  j’ai été particulièrement choquée de la réaction de la quasi-totalité des syndicats d’enseignants et de nombre de mes collègues d’alors. Le discours que j’entendais de leur part était que le port du voile à l’école n’était pas un problème, qu’il ne fallait pas interdire l’école aux filles, ce qui se passerait si on votait la loi. Ils prétendaient, sans rire, que si une jeune fille se présentait en classe porteuse d’un voile, elle finirait par adopter une tenue vestimentaire plus neutre. Or tout le monde sait que c’est exactement le contraire qui se passait avant le vote de la loi, il suffisait qu’il y ait une ou deux voilées dans un établissement pour que nombre de jeunes musulmanes les imitent. C’est pourquoi j’ai accepté en 2007 la proposition de Pierre Cassen de faire partie de la rédaction de Riposte laïque qu’il se préparait à créer. Ensuite, nombre de nos lecteurs nous ont demandé de créer une association permettant à des Résistants à l’islam de se rencontrer, de lutter ensemble, cela a été la création deRésistance républicaine.  
 
Vous êtes particulièrment critique vis à vis de l’islam, pouvez-vous nous expliquer en quoi cette religion en particulier pose un problème dans notre société ?
 
Je suis républicaine (et parce que républicaine féministe, l’égalité étant un des fondements de notre constitution) jusqu’au bout des ongles, passionnément attachée au modèle issu des Lumières et de 1789. Comment tolérer , dans la France de Diderot, de Montesquieu et d’Olympe de Gouges un système qui enferme les femmes, les condamne à hériter de la moitié de la part de leur frère, les considère comme des biens appartenant aux hommes, les oblige à cacher jusqu’au moindre orteil, et considère les hommes comme des bêtes en rut susceptibles de se jeter sur la moindre femme sans foulard    ? Comment tolérer, dans la France de Voltaire, que la liberté d’expression soit violée, que le délit de blasphème soit rétabli et que des musulmans et des associations islamophiles interdisent la critique d’un dogme quand c’est l’islam ?
 
L’islam n’est pas une religion, c’est un système totalitaire totalement  incompatible avec notre civilisation, notre patrimoine (ah! les nus du Louvre, ah les cours de musique et de sciences que des enfants musulmans refusent…) et donc avec la République dont l’élément constitutif, en France, est la laïcité. Pour chacun de ceux qui sont sur notre territoire, citoyen français ou étranger  il ne peut être tenu compte de sa couleur de peau, de son origine, de sa religion, de sa sexualité… que nous ne connaissons pas et n’avons pas à connaître. Il ne peut demander qu’il en soit tenu compte, sauf à créer des situations explosives, comme on commence à le voir ici ou là,dans les quartiers islamisés notamment, ceux qu’un livre a appelé, en 2002, déjà, Les Territoires perdus de la République. Nous assistons, révoltés, à la libanisation de la France.  
C’est pourquoi, et je le dis régulièrement, l’islamophobie n’est pas un délit. C’est un signe de bonne santé mentale que tous nos concitoyens devraient partager : la peur (une phobie, étymologiquement, est une peur), d’un système dont nous connaissons aujourd’hui plus que jamais la face guerrière et destructrice au travers notamment de tous les actes islamo-terroristes perpétrés sur notre territoire et sur l’ensemble de la planète, et cela depuis 1400 ans.
 
Vous avez été poursuivie en justice pour les propos que vous tenez vis à vis de l’islam. Quelle est votre opinion à ce sujet ?
 
Il y a une augmentation significative des procédures liées à la critique de l’islam, je ne fais pas exception. J’ai déjà subi trois procès, j’ai été relaxée deux fois, dont une fois en appel, pour le troisième  j’ai été condamnée en première instance et en appel et j’ai fait un recours en cassation dont j’attends le résultat. J’ai par ailleurs pour le moment 5 autres plaintes déposées contre moi… J’ignore les suites judiciaires qui leur seront réservées.
 
Il est clair qu’en poursuivant et en condamnant parfois ceux qui dénoncent les dangers liés à l’islam, la justice ne fait que contribuer à l’instauration de la charia en France, laissant croire ainsi aux musulmans dits modérés que l’islam pourrait être compatible avec la France et aux autres qu’ils sont en train d’accomplir l’ordre donné il y a 1400 ans par Mahomet, celui de conquérir le monde pour l’islamiser.
 
Plusieurs médias ont qualifié Résistance républicaine de mouvement d’extrème doite. Qu’en est-il ?
 
Notre mouvement a été fondé par des gens de gauche, la gauche républicaine mouvance Chevènement… Notre combat s’inscrit dans une démarche républicaine, notre seule motivation est la recherche de la res publica, le bien commun, ce qui exclut, naturellement, la laïcité à l’anglo-saxonne qui ne tient compte que de l’individu (et donc des minorités), aux dépens de l’égalité, la liberté et la fraternité, sans parler de l’amour de la patrie.
Par ailleurs nous sommes complètement indépendants des partis, nous n’appartenons à aucun mouvement politique, nous informons et analysons en toute indépendance.
Alors parler d’extreême droite pour nous situer est et grotesque et diffamatoire, le seul but de cette affirmation caricaturale est de tenter de discréditer notre discours et nos analyses, l’anathème remplaçant l’argumentation.
Les medias officiels ne sont plus que la Pravda pratiquant, comme la véritable extrême-droite, la censure et la voix de son maître, celui qui, à l’Elysée et Matignon, distribue les subventions et les honneurs… »
 
Propos recueillis par Sébastien JALLAMION