INTERVIEW DE STEVEN BISSUEL, PRESIDENT DU BASTION SOCIAL

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RAI : Bonjour Monsieur Bissuel. Vous présidez le Bastion Social depuis mai 2017, mouvement que vous avez lancé sur Lyon avec l’aide de jeunes femmes et jeunes hommes de la région et qui aujourd’hui, prend peu à peu de l’ampleur dans le reste de la France. Vous dirigez nationalement deux sections, à Lyon et Strasbourg, bientôt quatre avec une ouverture les weekends derniers à Chambéry et Aix-en-Provence. Pouvez-vous nous présenter rapidement le mouvement et donner votre ressenti sur la rapidité à laquelle le Bastion Social croît, sur l’ouverture des deux prochaines sections ?

SB : En mai 2017, nous avons réquisitionné un bâtiment public abandonné afin de pouvoir offrir des logements aux français dans le besoin. A la suite de cette occupation non-conforme, le mouvement politique, social et enraciné Bastion Social était né. D’inspiration nationaliste-révolutionnaire, nous nous fixons comme objectif d’agir sur le réel et dans l’intérêt du bien commun. Le Bastion Social est la troisième voie, tant éloignée du capitalisme destructeur des peuples et des civilisations que du marxisme internationaliste. Cette situation fait de notre mouvement le porte-voix du peuple qui a pris conscience que le gouvernement actuel n’est plus maître du destin national mais répond uniquement aux directives de Bruxelles et de la finance apatride. La construction d’une grande Europe, gardant les particularismes et les spécificités de chaque peuple dans sa patrie respective et souveraine, est un impératif vital.

Autonomie, Identité, Justice Sociale sont les trois mots d’ordre du mouvement. Voici trois extraits de notre livret sur le sujet :

« Nous proposons de redonner aux Français le sens de la Polis, de la Res Publica, de la « chose publique ». Réanimer et revivifier le sentiment politique autour de l’idée d’autonomie communautaire, notamment par l’ouverture de lieux et d’espaces communs de liberté et de sociabilité portant et incarnant de manière concrète nos principes.

Il n’est plus seulement question de prendre possession de l’appareil étatique, mais de construire des formes de contre-pouvoir à celui-ci qui en est d’ailleurs désormais dépourvu au profit de structures supra-nationales. Il est question de créer, de bâtir, en marge des structures officielles conformistes. Etablir les bases d’une contre-société effective, viable, efficiente. »

« L’identité est le fondement de toute société humaine. Elle est la colonne vertébrale de chaque individu. Dans notre cas, il s’agit de l’identité française et européenne. Une identité constituée d’une mythologie, d’une histoire, d’un mode de vie, d’une spiritualité, d’une culture et d’une vision du monde. Défendre son identité, c’est donc défendre le droit de chacun à défendre la sienne, c’est croire à la force de l’enracinement et de la mémoire et promouvoir la solidarité des peuples différenciés face à tous les mondialistes et les libéraux pour qui le monde n’est qu’un vaste marché adaptable aux exigences financières du moment, habité par des hommes qui ne sont que des agents économiques, producteurs et consommateurs, interchangeables, que l’on peut déplacer d’un bout à l’autre de la planète au gré des besoins de main d’oeuvre. »

« La Justice Sociale se tient à égale distance de l’assistanat généralisé promu par les niveleurs gauchistes que de la concurrence dérégulée et sauvage entre tous vantée par les libéraux. La Justice Sociale, c’est avant toute chose chercher à assurer à tous les membres de son peuple des conditions matérielles d’existence dignes et décentes, préalable indispensable à toute vie « bonne », intégrée, communautaire et solidaire. »

Sur la rapidité du développement, la détermination domine notre façon d’agir. En six mois, nous avons réquisitionné un bâtiment public pour y loger des Français dans le besoin, organisé deux manifestations qui ont réuni plus de trois cents personnes malgré les interdictions, relogé une grand-mère atteinte d’une maladie dégénérative, ouvert quatre sections avec des locaux, mené des actions de terrain sur l’immigration massive en plus de notre travail social hebdomadaire… Nous offrons une autre façon de militer, différente des mouvements classiques et politicards.

RAI : Pouvez-vous également informer nos lecteurs sur les ambitions que le mouvement a ?

SB : Notre ambition ? Tout reprendre !  » Pratiquer aussi en corsaire et sans vergogne le droit de prise. Piller dans l’époque tout ce que l’on peut convertir à sa norme. » Dominique Venner

RAI : Vous avez récemment donné une conférence de presse à Strasbourg au vu des évènements qui ont fait polémiques sur la section, ne craignez-vous pas que le mécontentement des opposants strasbourgeois devienne contagieux ? Que répondez-vous à la menace de dissolution du Bastion Social ?

SB : Les opposants, chiens de garde du Système, ne sont là que pour aboyer lorsque ce dernier se sent menacé. La conférence de presse avait pour objectif de rappeler quelques vérités sur ce torrent médiatique qui a sévit autour de notre local. Je rappelle que M. Ries, maire de Strasbourg, subventionne à hauteur de 23 000€ par an un local d’extrême gauche, le Molodoï, avec l’argent public et qu’il a également financé 500 000€ de ses travaux. Nous constatons que ses demandes de dissolution et de fermeture de l’Arcadia ne sont que l’application de la vision idéologisée qu’il possède de la vie politique. L’intérêt des Français et des Strasbourgeois l’importe peu, tant qu’il continue à faire du clientélisme et conserve sa place grassement payée. Il a raison d’avoir peur, car nous n’hésiterons pas à rendre publiques toutes ses décisions sur le devant de la scène médiatique. Nous sommes au-dessus de tout cela. Le très large soutien populaire que l’on nous accorde vaut bien toutes les tentatives de fermeture ou de dissolution.

RAI : Vous parlez d’une formation militante et politique pour les adhérents actifs du mouvement. Le Pavillon Noir, local lyonnais du Bastion Social récemment rouvert au 43 rue Pierre Scize, propose des conférences, rencontres et soirées à thèmes, du sport, …

SB : La formation est un travail indispensable afin de donner une véritable colonne vertébrale à tous nos militants. Nous donnons les clés de compréhension et de lutte pour affronter ce monde moderne. Plusieurs fois par mois, des conférences ont lieu en plus de la formation collective lors des réunions mensuelles et individuelles à travers des lectures obligatoires. La doctrine est un élément fondamental. Si nous voulons incarner la transmission de la flamme devant brûler au sein de chaque âme européenne, alors nous devons être des soldats politiques, tant physiquement qu’intellectuellement.

Steven Bissuel nous invite à nous rendre sur les réseaux sociaux du Bastion Social lyonnais afin de suivre en détail l’actualité du mouvement.

https://www.facebook.com/BastionLyonOfficiel/