Législatives Loire : des socialistes dans la tourmente

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Parmi les six circonscriptions ligériennes, quatre sont détenues par des personnalités de Droite, les deux autres par des socialistes. Ainsi, Monsieur Juanico (1ère circonscription) et Monsieur Gagnaire (2èmecirconscription), ont fait des choix différents pour la présidentielle. Le premier, « frondeur » attitré, a soutenu Benoît Hamon, le second a plaidé pour Emmanuel Macron, tout comme l’ancien Maire de Saint-Etienne, le Sénateur Vincent.

L’implosion du parti a bien eu lieu !

D’une certaine façon, Monsieur Juanico, le « frondeur » ligérien, peut bien se réjouir : les résultats de la primaire lui permettent d’envisager une éventuelle compétition aux législatives, consacrée par le parti socialiste. L’élection de Benoît Hamon le met aussi en position de force face à ses adversaires sociaux-démocrates, dont Maurice Vincent, qui se retrouvent contraints de vider la place pour rejoindre le mouvement « En Marche ». Ceci étant, il doit bien mesurer que la division qui s’opère au sein de la gauche ne va, de toute façon, pas faciliter ses projets.

La première circonscription sera disputée à Monsieur Juanico (entre autres) par Gilles Artigues (UDI), Premier adjoint au Maire de Saint-Étienne, et lui-même ancien député. Un candidat qui a soif de revanche, après son échec aux élections départementales, et surtout au souvenir de la mémorable querelle qui l’avait opposée en son temps à Michel Thiollière alors maire de la ville. Contexte dans lequel la droite avait vu s’échapper la circonscription au bénéfice des socialistes.

Jean-Louis Gagnaire, actuellement élu de la 2ème circonscription, et « macroniste », n’a dit s’il souhaitait se représenter. Il attend sans doute que soit très prochainement organisée la commission d’investiture de son nouveau mouvement. Emmanuel Macron a promis en tout cas de désigner 577 candidats pour les législatives. On n’en attendait pas moins d’un compétiteur à la magistrature suprême !

Ces investitures vont créer un désordre tout à fait inédit au sein de la gauche ; qu’en restera-t-il l’été prochain… ?