L’infamie du 19 mars 1962

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Il y a quelques jours, certains commémoraient le 19 mars 1962. Cet anniversaire représente pourtant une authentique avanie. Dans quel pays exalte-t-on une défaite, en l’espèce les Accords d’Evian, qui balayèrent 130 ans de présence française en Algérie, et qui arrachèrent de leur terre des centaines de milliers de « pieds noirs »?

Tout cela par une décision unilatérale de Charles de Gaulle et du gouvernement ; en 1962, l’armée française avait depuis belle lurette maté les terroristes. L’indépendance de l’Algérie a été une sombre affaire de politique.

Dans beaucoup de villes, les autorités qui commémorent le 19 mars 1962 ont baptisé des rues avec ce nom. Rares sont les édiles informés ou courageux qui acceptent de voir dans cette date la recrudescence de la violence. En effet, de nombreux Européens ont été tués après le 19 mars. Quant aux Harkis, les supplétifs de l’armée française, lâchement abandonnés, c’est par dizaines de milliers qu’ils ont été torturés et assassinés.

Saluons au passage Robert Ménard, qui avait débaptisé une artère de Béziers qui portait le nom infamant. Pour faire bonne mesure, il l’avait même renommée rue du Commandant Helie Denoix de Saint-Marc, un grand patriote, et un ardent défenseur de l’Algérie française !