Lyon : une manifestation contre des perspectives

share on:
Capture d’écran 2017-09-13 à 19.51.59

Les syndicats évoquaient 10 000 manifestants mobilisés contre la loi travail lundi dernier à Lyon. Difficile en fait d’avoir une idée précise de la fréquentation, entre le nombre qu’avancent les organisateurs, et celui que prétend la police. Cette bataille des chiffres constitue d’ailleurs un vrai problème ; l’information et la démocratie auraient tout intérêt à connaître des estimations crédibles. Cela leur permettrait de construire des analyses pertinentes.

Il ne doit pas être très difficile, avec les moyens modernes de mesure et d’étude, de pouvoir réaliser d’authentiques statistiques. Il paraît bien baroque de vouloir recenser le Cosmos, et d’échouer à évaluer une foule !

Bref, nous ne saurons pas cette fois encore combien participaient. Ce qui semblait évident pour l’observateur, même béotien, est la détermination des contestataires. Il faut dire que la manifestation réunissait un public pour le moins hétéroclite qui allait quasiment du collégien au retraité, et du chômeur au fonctionnaire. Nous assistions à une fameuse transversalité qui montrait que de multiples catégories vivent, à tort ou à raison, dans la crainte du système.

Naturellement, en marge de la foule sévissait une bande d’affreux dont l’unique perspective résidait dans la violence. Dès le début du rassemblement ils s’en prient aux forces de l’ordre qui devaient répliquer à grands coups de matraques et de lacrymogènes. Voilà des années que ces groupuscules haineux cassent, brûlent et bastonnent, tout en bénéficiant d’une certaine bienveillance de la part des autorités. On a pu encore le vérifier à Lyon où seuls deux individus ont été interpellés ; ils auraient pu être des dizaines ! Est-ce que leur présence dans les manifestations constitue un intérêt, et pour qui ?

Il semble bien donc que les assurances et la police doivent préparer, qui leurs chéquiers, qui leurs grenades, car, à l’aune des perspectives salariales et sociales que brandit le pouvoir, la rue ne sera pas apaisée de sitôt !