Lyon : manifestation des policiers en colère

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Banderoles déployées devant la préfecture du Rhône par le syndicat Alliance Police Nationale et le Syndicat National des Policiers Municipaux

Ce sont près de 300 personnes qui se sont rassemblées, policiers et citoyens, devant la Préfecture du Rhône le 18/05/2016 à 12h30, pour manifester contre la « haine anti-flics ».

 

La manifestation nationale initiée par le syndicat Alliance-Police-Nationale, majoritaire chez les gradés et gardiens de la paix, afin de protester contre la « haine anti-flics », a réuni devant la Préfecture du Rhône plusieurs centaines de personnes, en majorité des fonctionnaires de la police nationale, mais aussi des policiers municipaux ainsi que de simples citoyens.

La manifestation des policiers a fait l’unanimité chez les syndicats de la Police Nationale qui s’y sont ralliés (UNSA-Police, UNITE SGP FO, FRANCE POLICE) à l’exception notoire du syndicat CGT Police, grand absent, ce qui peut se comprendre eu égard à la provocation liée aux affiches appelant à résister contre les « violences policières » et « le bruite des bottes » publiées par la CGT, et ayant fait l’objet de vives polémiques.

La participation du Syndicat National des Policiers Municipaux est à souligner en ce qu’elle démontre une solidarité avec les fonctionnaires de la police nationale, ces fonctionnaires territoriaux étant également pris pour cible par une catégorie de population fermement décidée à en découdre avec les forces de l’ordre.

Pierre THOLLY, secrétaire zônal du syndicat Alliance Police Nationale
Pierre THOLLY, secrétaire zônal du syndicat Alliance Police Nationale

Pierre THOLLY, le secrétaire zônal du syndicat Alliance Police Nationale, a pris la parole en premier, fustigeant de manière radicale les violences perpétrées à l’encontre des force de l’ordre ces derniers mois, précisant que 300 fonctionnaires de police vaient été dernèrement blessés en service, et se faisant le porte parole de l’exaspération des policiers.

Florence ESSERTEL, déléguée du syndicat UNSA Police
Florence ESSERTEL, déléguée du syndicat UNSA Police

Florence ESSERTEL, déléguée du syndicat UNSA Police, a été la deuxième à prendre la parole, afin de lançer un mot d’ordre clair et précis : « stop à la haine envers les policiers ».

Le syndicat UNSA Police est le deuxième syndicat dans le corps d’encardrement et d’application de la police nationale (gradés et gardiens de la paix). Il s’est rallié à l’appel à la manifestation nationale des fonctionnaires de police.

Pascal AVIVAR, secrétaire régional du syndicat UNITE POLICE - SGP - FO
Pascal AVIVAR, secrétaire régional du syndicat UNITE POLICE – SGP – FO

Le syndicat UNITE POLICE SGP – FO a également répondu à l’appel à manifester, et son secrétaire régional en la personne de Pascal AVIVAR a pris la parole en dernier afin de dénoncer les violences perpétrées contre les fonctionnaires de police.

Damien MONCHAU, délégué zônal CRS, et Michel BIGUET, délégué zônal Sécurité Publique du syndicat FRANCE POLICE

Damien MONCHAU, délégué zônal CRS, et Michel BIGUET, délégué zônal Sécurité Publique du syndicat FRANCE POLICE

Le syndicat FRANCE POLICE était également représenté par Damien MONCHAU (délégué CRS) et Michel BIGUET (délégué Sécurité Publique).

A noter enfin l’absence très remarquée des personnalités politiques de tout bord, à l’exception de Muriel Coativy, conseillère régionale et conseillère municipale FN/RBM, secrétaire départementale du Front National.

Muriel COATIVY, Secrétaire Départementale du Front National, conseillère Régionale et conseillère municipale, seule personnalité politique présente sur les lieux
Muriel COATIVY, Secrétaire Départementale du Front National, conseillère Régionale et conseillère municipale, seule personnalité politique présente sur les lieux

Les manifestants ont ensuite entonné la Marseillaise, à l’unisson, et se sont dispersés progressivement dans le calme, aucun incident n’ayant perturbé cette manifestation contrairement à ce qui s’est produit à Paris.

Pour mémoire, les fonctionnaires de police n’ont pas le droit de grève. Par conséquent, seuls ceux qui étaient à même de venir sur leur temps de repos (difficile à obtenir) étaient présents.

Sébastien JALLAMION