Migrants : réunion publique de Villars-Les-Dombes

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Jeudi dernier avait lieu à Villars-Les-Dombes une réunion publique quant à l’arrivée prochaine de dizaines de clandestins dans cette paisible bourgade de l’Ain où vivent un peu plus de 4000 âmes. Le maire de la ville, Pierre Larrieu, le sous-préfet Philippe Beuzelin, et Alain Bouchon, le directeur de l’association ayant acquis l’hôtel qui abrite les clandestins, étaient présents lors de cette assemblée qui comptait pas moins de 400 personnes. Ce fut une véritable ferveur populaire que manifestèrent les riverains, pour beaucoup excédés par la malhonnêteté des pouvoirs publics.

Dès le début de la réunion, les habitants firent connaitre leur mécontentement. Certains scandant à vive voix qu’ils n’en voulaient pas et qu’il serait plus normal d’héberger des Français en difficulté qui sont bien souvent délaissés. Un homme se lève dans la salle. Celui-ci s’exprime : « J’ai travaillé et cotisé durant des années. Aujourd’hui, j’ai perdu mon boulot et l’on me refuse le chômage. Je ne vis plus qu’avec mes économies. Qu’attendez-vous pour aider les Français, que l’on crève ? » Philippe Beuzelin, le sous-préfet, micro en main lorsque cette question est posée, reste muet. Puis il enchaine sur autre chose, méprisant complètement l’homme. Dans la salle, l’ambiance est très tendue et les gens sont en colères. « Salaud ! Traitre ! Vendu ! » entend-on hurler d’un bout à l’autre. Une femme se lève, la voix tremblotante, et s’exprime : « Cela fait plus de dix ans que je m’arrache pour faire tourner mon commerce. Celui-ci subsiste essentiellement grâce au tourisme. L’arrivée de ces clandestins portera atteinte à l’image de mon magasin, et, à cause de vous, c’est ma vie qui est en jeu. Mais ça, vous n’en avez rien à faire. » Encore une fois, sous-préfet et autres pacotilles restent muets, faisant parfois mine de répondre, mais parlant finalement de choses tout à fait diverses.

Jusqu’au moment où, de manière inopinée, une interrogation embarrassante vint toucher ceux-ci. Un homme se lève et demande : « Que vous vouliez installer des clandestins, c’est une chose, mais la question c’est : pourquoi avoir acheté l’hôtel sous une SCI, prétextant que l’aquisition avait pour but de « restaurer le patrimoine hôtelier » de celui-ci ? Pourquoi avoir acquis cet établissement de façon malhonnête et frauduleuse, pourquoi l’avoir fait dans le dos du maire et des habitants de la commune ? Pourquoi nous avoir mis devant le fait accompli ? » plus un bruit. Silence radio du côté d’Alain Bouchon, directeur de l’ADSEA (association de sauvegarde de l’enfant à l’adulte). On observe très vite que celui-ci se sent gêné, incapable de rétorquer. Alors l’homme ayant posé la question insiste : « Je veux une réponse. Monsieur, je suis têtu, je veux une réponse. » Mais toujours aucune explication plausible. Il bifurque à autre chose, cherche à biaiser. Finalement, aucune élucidation rationnelle n’aura été donnée quant à ces faits désabusés.

Les riverains, abasourdis par la comédie du sous-préfet et du directeur de ladite « association », restent médusés. Maxime Chaussat, conseiller régional Auvergne – Rhône-Alpes pour le Front national, intervint : « Monsieur, vous êtes un voyou. » dit-il au fonctionnaire, avant d’être acclamé par les habitants.

Le maire, Pierre Larrieu, se tournant alors vers Alain Bouchon : « Monsieur, j’espère que vous entendez la colère de ces personnes, à moins d’être autiste. Êtes-vous autiste, monsieur ? » la salle hilare.

Un peu plus tard, c’est monsieur Bissuel, le président du Bastion Social, qui prendra la parole : « Nous nous sommes fait connaitre en réquisitionnant un bâtiment public abandonné pour y loger des SDF français en priorité. Chose que l’État fait strictement à l’inverse. Quand est-ce que vous allez agir pour les Français ? » Acclamé également par les riverains, personne ne put comprendre les dires du sous-préfet encore vagues. En bref, ce fut une soirée pleine d’émotion et de solidarité populaire du côté des habitants, tandis que du côté des pouvoirs publics, nous avions, comme d’habitude, affaire à de la politique politicienne.

Armand Desargues