Moto : le scandale des gants obligatoires

share on:
motard

Moto : le 20 novembre prochain, tous les motards, scootéristes et leurs passagers devront porter des gants homologués, été comme hiver. Alors que la délinquance violente n’a jamais été aussi critique, les lois contraignantes pour les paisibles usagers de la route ne cessent de se multiplier. Les automobilistes et les motards sont plus que jamais les exutoires d’un pouvoir impuissant à régler les vrais problèmes.

Tout avait commencé en 1972 par des limitations de vitesse. Les plus anciens se rappellent qu’avant cette date, il n’existait aucune obligation ou presque.

Bien entendu, à l’époque on déplorait 16000 morts par an sur les routes, et sans doute que les autorités se devaient de réagir. Des limitations généralisées furent donc imposées. Hélas, ces mêmes autorités se rendirent vite compte des avantages qu’elles pouvaient retirer de contraintes sécuritaires. Elles ne cessèrent donc de les multiplier auprès d’un public soumis et corvéable puisque condamné ad vitam aeternam à utiliser la route. Il est en effet facile de capter de l’argent auprès des usagers en faisant croire que c’est pour leur bien, et de donner au public l’illusion de l’autorité !

La déferlante sécuritaire (sur route) n’a donc jamais cessé depuis 45 ans. Plus les temps sont durs, plus les mesures sont sévères : vitesse, ceinture de sécurité, alcoolémie, permis à points, contrôle techniques, radars, gilet fluorescent, alcotest, casque, immatriculation pour les cyclomoteurs, bridage des moteurs, etc, etc. Les délinquants font ce qu’ils veulent, mais les motards et les automobilistes doivent se taire et payer ! Tous cela est orchestré par une communication anxiogène, culpabilisante, et, pour tout dire, complètement débile. On peut le juger aux insupportables slogans lumineux qui jalonnent les autoroutes : « attention aux hommes en jaune, « mieux vaut arriver tard que jamais », « la ceinture devant derrière  j’adhère », « la vitesse ou la vie… » ; j’en oublie et des pires.

J’aurais aimé une vraie prévention routière qui suggère intelligemment au lieu de considérer les usagers comme des abrutis et d’imposer des mesures par la menace.