Saint-Étienne : le « Chaudron » est-il en vente ?

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L’information selon laquelle Saint-Étienne pourrait bientôt vendre le stade mythique de l’ASSE a circulé comme une traînée de poudre dans la population. Ce serait essentiellement afin de rembourser une partie de sa dette que la ville serait éventuellement prête à céder le fameux « Chaudron vert ». Curieusement les Stéphanois ne semblent pas hostiles à une telle perspective, selon une enquête réalisée par le journal local.

« Rien n’est fait ! » certifie Monsieur Perdriau, maire et président de la communauté d’agglomération, « aucune discussion n’a débuté ». L’édile se veut rassurant face à une partie (minoritaire) de la population et à un personnel politique (communistes et FN) local que l’on pressent opposé à un tel projet. Il faut dire que le stade Geoffroy Guichard, ce n’est pas rien à Saint-Étienne, et d’ailleurs bien au-delà. L’ASSE est un des rares clubs qui compte encore aujourd’hui des associations de supporters dans toute la France, et même à l’étranger. Le célèbre terrain constitue un patrimoine local indéniable. Il a abrité depuis de dizaines d’années des rencontres qui ont fait l’histoire nationale du foot. Qu’on se rappelle les matches européens de légende : Split, Kiev, Eindhoven… ou ceux des championnats (10 titres pour l’ASSE), de la Coupe de France (6), les derbies spectaculaires. Combien de chants, de cris et de pleurs des générations de Stéphanois ont déversés dans le Chaudron ! Combien de banderoles, de slogans ont brandis les tifosi locaux !   Geoffroy Guichard c’est le bien et la propriété de tout un peuple, de toute une ville. Une ville qui a connu tant de désillusions et de blessure, malmenée par la crise et la paupérisation. Il est certain que l’engouement footballistique a permis à certains de ne pas sombrer, de tenir le coup. Pour tout ce peuple vert, il serait sans doute difficile d’accepter la vente, surtout si l’endroit est débaptisé.

Pourtant certains observateurs expliquent que le club ne peut plus progresser et qu’il faut laisser les mains libres aux investisseurs. Le « sacrilège » aurait, nonobstant l’effacement d’une partie de la dette, l’avantage de dynamiser l’ASSE, ce qui, par les temps qui courent, n’est pas du luxe. Le prix du stade pourrait se situer entre 150 et 200 millions.