QUI SAURA S’OPPOSER A MACRON ?

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La rentrée politique que nous venons de vivre n’est à nulle autre pareille : le « macronisme » qui se veut le renouvellement des pratiques démocratiques nous a montré son vrai visage : celui du sectarisme.

Après une rentrée sociale cadenassée par des ordonnances votées à la hussarde par une majorité servile et néophyte, nous assistons à l’atomisation du tripartisme naissant, annoncé comme la nouvelle donne des années à venir par les observateurs avertis.

Quid du PS ? Entre les échecs gouvernementaux, l’absence de programme, le départ des vieux éléphants, l’indigence de la nouvelle génération, les contradictions et tiraillements idéologiques et j’en passe…

Quid des Républicains ? Qui nous jouent l’éternel refrain du renouveau et du virage à droite assumé, mais qui nous cachent mal leurs divisions, leurs egos surdimensionnés, le néant de leurs convictions qui se résument à se penser supérieurs donc digne de gouverner.

Quid du FN ? Après la douloureuse campagne électorale basée sur un paradigme économique, alors que les français attendaient cette fameuse droite assumée défendant nos racines et notre identité. La cassure est patente entre le FN canal historique et les nouveaux souverainistes ; elle sera longue à se ressouder.

Face à ce tsunami politique, ayant le mérite de rebattre l’ensemble des cartes, nous pouvions espérer une prise de conscience de cette partie de nos élites encore animées par le service de la chose publique (mais oui, il y en a !). Mais nous n’avons accouché que d’un avatar du progressisme, ou plutôt sa nouvelle quintessence : notre président transnational et justement jupitérien.

Macron veut nous infliger à marche forcée une révolution copernicienne : transformation de la société par l’immigration de masse, émancipation de l’individu devenant nomade, asexué, hors sol, futur produit de la génétique, disparition des frontières donc des patries pluriséculaires et des identités religieuses, culturelles ou linguistiques.

Sous les mandats des trois derniers VRP, improprement dénommés chefs d’État, cette mondialisation présentée comme heureuse était certes imposée par petites touches, mais débattue.

Mais notre nouveau et jeune Narcisse hédoniste n’aime pas la controverse : il la balaye d’un revers de main, car ses contradicteurs sont évidemment des êtres rances, accrochés à une vision passéiste, rétrograde, ethnocentrée.

Le problème demeure : que pense le locataire de l’Élysée ? Compte tenu du vide programmatique de sa campagne, de ses positons sur certains sujets sociétaux ou civilisationnels pour lesquels il prône la réconciliation ou la conciliation de façade, ne devons-nous pas nous poser la question de ce qu’il ne dit pas.

Son silence assourdissant sur l’Islam, son refus de parler de l’identité de la France pour lui préférer celle de la souveraineté européenne, son rejet du débat avec des intellectuels ou philosophes nous révèle sa vraie nature : celle d’un homme post-moderne. Un produit de son temps, n’ayant connu que la paix et croyant à l’instar des libéraux d’après-guerre que l’avenir de l’humanité est un monde transnational, métissé, ouvert au progrès technique sans limites.

C’est pourquoi il veut passer la vitesse supérieure : nation centralisée au possible, majorité aux ordres, technocrates aux manettes froids et sans état d’âme au service du grand magma mondialiste.

Il n’a bien sûr pas d’ennemi ; le concept est dépassé. Il ne reconnaît qu’une opposition incarnée par l’ »idiot utile » qu’est le parti de la France Insoumise.

Face à cette nouvelle logique, où est la droite ? Des personnalités faisant de la métapolitique comme Zemmour, Villiers, Finkielkraut et d’autres nous donnent la matière, les idées, les fondamentaux, mais aucune réunissant leadership, solide culture, autorité naturelle n’est capable de faire la synthèse et de symboliser ce courant de pensée.

Pourtant cette droite identitaire est majoritaire dans le pays : le magazine Valeurs Actuelles est le premier hebdo politique, le mensuel Causeur mène des débats sans tabous, ainsi que la récente publication L’Incorrect voulant représenter la France qui se tait et subie. Les sites alternatifs TV Libertés, Boulevard Voltaire et Fdesouche sont les premiers médias sur internet. Nos compatriotes en ont marre de la manipulation et du politiquement correct.

De vrais clivages traversent chaque parti ; ils peuvent être facteurs d’union pour ces électeurs qui votaient différemment, mais qui ont des préoccupations majeures communes. Celles-ci tournent autour de la souveraineté, de la technocratie, du rapport à la religion, de la science et de la technologie. Tous ceux, de droite comme de gauche, qui ne se reconnaissent pas dans la fuite en avant qu’est le progressisme mondialiste sauront se rassembler, car ils ont conscience de l’urgence d’une réaction du bon sens.

Alors stop aux combines, accords de principe, petits arrangements, réunions et palabres stériles, partage anticipé du gâteau : il nous faut un chef, un meneur charismatique qui pourra fédérer toutes les tendances sous son autorité.

La France le réclame, car elle sait que le compte à rebours est lancé.

TG