Sécurité routière, la grande arnaque

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Le nombre de radars ne cesse de s’accroître et de se diversifier. Discriminant, de chantier, de feu rouge, de tunnel, de tronçon, mobile… tous ces dispositifs jalonnent, ou sillonnent pour les radars mobiles (les plus sournois), les routes de France. Les recettes atteignent des proportions extravagantes : près d’un milliard d’euros en 2016 !

Les naïfs penseront que ces mesures visent avant tout la sécurité des usagers. Ils se trompent : la mortalité quand elle n’amplifie pas stagne. 2017 sera d’ailleurs un très mauvais cru puisque les prévisions indiquent que l’année sera la plus coûteuse en vie de ces dernières années ! Depuis 2013 les amendes ont augmenté de 14%, et les décès de 6%. Cherchez l’erreur !

En fait les radars ne remplissent qu’un rôle, celui de renflouer les caisses de l’État. C’est tellement vrai que la carte de la mortalité ne coïncide en rien avec celles des contrôles automatiques.

Les autorités prévoyaient de descendre le nombre des tués à 2500 en 2020 (elle est aujourd’hui de 3400). Il a revu son objectif pour le situer à 2500. Cette perspective n’a aucun sens, sinon à construire des centaines de kilomètres d’autoroute, le seul véritable moyen pour baisser sensiblement le chiffre des victimes.

Malgré l’échec patent des politiques routières, le gouvernement Macron-Philippe va se lancer dans une autre ineptie : limiter la vitesse à 80 au lieu de 90 sur des milliers de kilomètres de nationales et départementales.

Cette mesure conjuguée à l’utilisation des procédés de contrôle (notamment des voitures banalisées) va faire exploser le nombre des contraventions.

Bercy se frotte les griffes, d’autant que contrairement aux engagements qui avaient été pris pour justifier cette gabegie, l’argent qui provient des amendes ne va qu’en faible proportion dans la prévention (en fait de nouveaux radars). Elle va surtout rembourser la dette de l’État et constitue donc une véritable taxe : la SÉCURITÉ RENTIÈRE !