Souffrance animale et Aïd el Kébir 2015 – Le cas de Saint-Etienne

share on:
Abattoir sauvage lors de la fête de l'Aïd El Kébir

Suite aux révélations récentes de l’association L214 sur la maltraitance animale Stéphane le Foll, le Ministre de l’Agriculture, vient d’ordonner le contrôle de l’ensemble des abattoirs. Il prévoit en outre la présence d’un « référent bien-être animal » dans tous les lieux d’abattage. Il veut créer un délit pour les maltraitances, avec, à la clef, des sanctions pénales !

Les plaintes devraient pleuvoir dru, notamment contre les abattoirs confessionnels !

L’affaire soulevée par l’association L214 (du nom de l’article du Code rural) a eu le mérite de dénoncer une des innombrables dérives de nos sociétés consuméristes. La quantité et le gain de temps se faisant, en l’espèce, au détriment du respect que nous devons aux animaux. La situation et le fonctionnement des abattoirs ne sont de fait pas très clairs ; c’est un domaine où règne la discrétion, voire la dissimulation. Il convient de mettre au jour des pratiques parfois discutables, et de ne pas manquer d’en dénoncer la principale dérive : le rite halal.

Rappelons que, selon cette pratique musulmane, la bête doit être parfaitement consciente pendant son sacrifice et pendant son agonie qui peut durer parfois plusieurs minutes.

A Saint-Etienne, de nombreuses voix s’étaient élevées contre l’initiative du maire Gaël Perdriau qui avait, en septembre dernier, organisé un abattoir rituel coranique provisoire dans une friche industrielle de la ville. Une manifestation s’était même déroulée, et les nombreux opposants s’indignaient des risques sanitaires, des entorses caractérisées à la laïcité, et évidemment de la souffrance des bêtes sacrifiées.

Il sera intéressant de savoir si, au vu de la réprobation importante que soulève la maltraitance animale, et des nouvelles dispositions judiciaires prévues dans ce domaine, la mairie de Saint-Etienne osera de nouveau, lors de la prochaine fête musulmane de l’Aïd, autoriser et contribuer à la mise en place d’un abattoir. Dans cette hypothèse, nul doute que le public de plus en plus informé, et de plus en plus opposé à ce type de dispositif, manifeste plus bruyamment encore son désaccord.

Christophe Arnould