St-Etienne : quelques musulmans à la messe en hommage au père Hamel

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Younes et Myriam Agoune ont participé à la messe. © Radio France - Angy Louatah

La cathédrale St-Charles de St-Etienne a célébré une messe le 26/07/2016 en hommage au père Hamel, égorgé en plein office dans l’église de St-Etienne-Du-Rouvray par des terroristes islamistes. L’occasion pour quelques musulmans de venir jouer les victimes.

Présent lors de la messe organisée à la cathédrale St-Charles, célébrée par le père Reynard, vicaire général du diocèse, l’un de nos correspondants a été témoin d’une scène ubuesque. En effet, une dizaine de musulmans sont venus participer à l’office, sous l’égide d’une association musulmane (Action Espoir), conservant leur couvre-chef (un peu comme si l’on entrait dans une mosquée en portant des chaussures), et accueillies par certains catholiques comme s’ils s’agissait de personnalités de premier ordre.

Rappelons que la communauté musulmane de St-Etienne est particulièrement importante, au point que le quartier Montreynaud a vu ouvrir récemment une deuxième mosquée inaugurée en grande pompe, les dignitaires religieux ayant pour l’occasion affirmé que 80% des habitants du quartier étaient de confession musulmane.

Ce sont donc une dizaine d’entre eux qui sont venus communier avec les 150 fidèles réunis, non pas dans un esprit de paix, mais pour venir transmettre un message dont la réitération n’a d’égal que la lassitude de nos concitoyens à l’entendre : celui de la victimisation.

En effet, à peine sortis de la cathédrale, le représentant de l’association musulmane et son épouse se sont empressés d’accorder une interview à un journaliste de France Bleu, au cours de laquelle ils ont déclaré que « les noms (des terroristes islamistes NDLR) sont à consonance musulmane » ce qui fait des musulmans des « boucs émissaires ».

Le représentant de l’association Action Espoir, nommé Younes Agoune, a ensuite expliqué qu’ils avaient été interpellés à leur arrivée devant la cathédrale par une femme qui leur leur a déclaré qu’ils n’avaient « rien à faire là ».

Pour certains fidèles, les limites de l’oecuménisme se trouvent peut-être dans l’égorgement des prètres, et dans les discours insuportables de ceux qui viennent se faire passer pour les victimes tout en niant l’appartenance avérée des boureaux à la religion qu’ils pratiquent.

Sébastien JALLAMION