Comment le système veut forcer Trump à partir

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Faire comprendre la Présidence Trump aux Français est assez facile … :  il suffit qu’ils imaginent ce qui se serait passé si Marine Le Pen avait été élue à la tête de l’État alors que tous les experts prévoyaient une défaite inéluctable.

Toutes les Forces possibles, politiques, syndicales, médiatiques, associatives…auraient été aussitôt « vent debout » pour empêcher l’exercice du pouvoir.

L’élection imprévue de Donald Trump a engendré aux USA la même réaction violente, la même levée de boucliers.

Comme en France, l’ensemble de la presse est à gauche, sans aucun complexe.

La grande nuit électorale a été un bouleversement pour tout le système qui surpris, a assisté  médusé, état après état, à la victoire du milliardaire.

Les mines enjouées des journalistes en début de programme, ont laissé la place à des visages déconfits

Puis, quand la victoire de Trump est devenue inéducable, les réactions ont été hystériques avec parfois des pleurs  et des insultes en plein « direct ».

Imaginez les commentaires de Pujadas ou Elkrief, si Marine Le Pen avait gagné !

Dans les semaines qui ont suivi, le système s’est arc-bouté pour nier et combattre les résultats :

         – En octobre : Appel  des partis démocrate et écologiste dans le Wisconsin et le Michigan pour un recompte des voix.

         – En octobre et novembre : en Californie, à Washington, à New York, à Seattle … Sur la cote Est et Ouest, organisation de contre-manifestations monstres soutenues par les Médias ; comportement jamais constaté à l’issue d’un scrutin dans ce « grand pays démocratique ».

         – En décembre : Pressions multiples  sur les Grands Électeurs pour les empêcher de donner leur voix à Trump.

Le 21 janvier 2017, malgré ces manœuvres, Donald Trump était adoubé, au grand dam de tout le Système, 45ème Président des Etats-Unis d’Amérique.

Depuis cette date, l’hystérie médiatique a explosé dans des proportions qui défient le sens commun.

Pour comprendre cette chasse aux sorcières, il faut se souvenir des six derniers mois de la Campagne de Clinton qui avait été effectivement perturbée par les fameuses fuites de Wikileaks.

A chaque nouvelle révélation, les Américains avaient pu comprendre, médusés, la profondeur de la corruption du parti Démocrate qui avait été piraté, et de la « Clinton Machine » en particulier.

Toutes ces informations ont certainement aidé à la victoire de Trump qui enfonçait le clou plusieurs fois par jour dans des meetings.

Les Parlementaires Démocrates, dès janvier et sans preuve ont émis l’infamante supposition que derrière Wikileaks se cachaient en fait  Vladimir Poutine et les Russes.

La ligne de force a été trouvée : Donald Trump a été élu grâce à l’aide des services secrets de Poutine.

La menace « d’intelligence avec l’ennemi » et de trahison a été reprise en chœur par tout le système.

Les débats concernant cette tout à fait hypothétique collusion ne s’apaisent ni à la Chambre de Représentants ni au Sénat.

Les couplets entonnés par le Washington Post  et le New York Times sont amplifiés matin midi soir,  par tous les éditorialistes des grandes chaînes de télévision CNN, MSNBC, CBS …   Même Fox, réputée de droite, s’y est mise …

Cette pression immédiate pousse Donald Trump dans les cordes. Il est obligé le 13 février 2017, de faire démissionner son Conseiller à la Sécurité Nationale, Michael Flynn qui avait eu des contacts avec l’ambassadeur russe.

Depuis cette date, les accusations médiatiques enflent sans cesse.

Le seul répit pour Trump a été l’intervention américaine de la base russo-syrienne de Shayrat par 59 missiles Tomahawk en avril.

Mais, au bout du compte, cette attaque n’a pu faire taire les calomnies.

L’affaire a encore gonflé d’un cran début mai, lorsque Donald Trump a remercié le patron du FBI, James Comey.

Les médias ont enfourché ce limogeage et dénoncent avec véhémence une entrave à la Justice que Trump aurait organisée.

«Entrave à la Justice » : le mot est lâché.  C’est ce même motif qui avait poussé Richard Nixon à la démission.

Actuellement, dans tous les Médias, on ne parle que d’« Empeachment ».

Il est difficile de deviner la suite, même si la destitution sera de toute façon compliquée à mettre en œuvre: Collusion impossible à prouver, et condamnation qui exigerait d’être votée par les 2/3 des Sénateurs.

En tout cas, le Président est actuellement englué dans toutes ces affaires, bloqué dans ses initiatives par les Démocrates.

Donald Trump a montré pendant la campagne qu’il était le roi du « punch-back » .

Attendons de voir…

Pierre Marechal, Jacksonville,  FLORIDE

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